Honorable Président de l’Assemblée Provinciale

 

Excellence Monsieur le Gouverneur de Province

 

Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement provincial

 

Monsieur le Premier Président de la Cour d’Appel

 

Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel,

 

Mesdames et Messieurs les Consuls et Consuls Généraux

 

Monsieur le Maire de la Ville de Lubumbashi

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil Provincial de la FEC,

 

Mesdames et Messieurs les Présidents des organisations professionnelles d’employeurs et de travailleurs,

 

Chers Membres de la FEC, Chers Collègues,

 

Distingués Invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

C’est toujours un plaisir de commencer la nouvelle année, entouré de vous tous ici, prestigieux invités et qui êtes des proches de notre Fédération. Je suis très heureux de vous saluer et de vous souhaiter, au nom du Conseil Provincial de la Fédération des Entreprises du Congo, la bienvenue.

 

Je tiens à saluer d’une manière toute particulière Son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province, Monsieur Célestin PANDE KAPOPO, ici représenté par le Vice-Gouverneur Mr KALENGA MAMBEPA Jean pour sa présence parmi nous, accompagné des membres de son Gouvernement Provincial, et ce malgré les nombreuses urgences et défis qu’il doitrelever, depuis sa prise de fonction.

 

Soyez remercié Excellence de cette marque d’intérêt à notre endroit, et à travers nous, aux opérateurs économiques de toute la province.

 

 

 

Que le Seigneur Notre Dieu, à qui il a plu une fois de plus, de nous donner l’occasion de nous retrouver ce soir afin d’échanger les vœux à l’occasion de la nouvelle année 2018 soit remercié, et que des actions de grâce lui soient rendues.

 

Honorable, Excellence,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités,

 

Vous me permettrez, avant toute chose, de présenter à Son Excellence Monsieur Joseph KABILA, Président de la République et Chef de l'Etat, mes vœux de santé, de prospérité, de persévérance et de réussite dans sa lourde tâche de veiller constamment à la recherche de la paix, de la sécurité et du bonheur de chaque Congolaise et Congolais ainsi que de tous les étrangers qui ont choisi la République Démocratique du Congo comme leur seconde patrie.

 

J'adresse également mes meilleurs vœux à tous les Hauts Responsables des Institutions de la République, ici en province, en l’occurrence à l’Assemblée Provinciale, au Gouvernement Provincial, au Pouvoir Judiciaire, à l’Armée, à la Police, à la MONUSCO, au Corps Consulaire, aux partenaires bilatéraux et Multilatéraux, aux partenaires sociaux, à toute la population dans sa grande diversité, vivant au Haut-Katanga, ainsi bien sûr qu’à tous les opérateurs économiques de notre chère province.

 

Enfin, je voudrais présenter à chacun de vous tous ici présents et à vos familles respectives, mes vœux les meilleurs de santé, de prospérité et de réussite dans vos vies personnelles comme dans vos vies professionnelles.

 

Honorables, Excellences,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités,

 

Chers Membres,

 

Au moment où nous nous retrouvons par la Grâce de DIEU, en ce début d’année, plusieurs personnes qui nous étaient chères ont été arrachées à notre affection en 2017.

Je pense particulièrement à tous les Congolais victimes des attaques barbares des hommes en armes, à tous les opérateurs économiques ainsi qu’à ceux qui ont perdu la vie à la suite des accidents, épidémies et autres causes.

 

Aussi, en vue d’élever nos pensées vers tous ceux qui souffrent de maladies, des affres de la guerre, de persécutions politiques ou religieuses ou encore de terrorisme, et en mémoire de toutes les personnes qui nous ont quittés, je vous prie d’observer une minute de silence.

 

 

Merci.

 

Honorables, Excellences,

 

Mesdames et Messieurs

 

Distingués invités,

 

Chers Membres,

 

La cérémonie de présentation des vœux a toujours été l’occasion pour la Fédération des Entreprises du Congo de dresser le panorama de l’année écoulée, d’épingler quelques actions passées et surtout de formuler des propositions pour l’année à venir.

 

Ainsi donc, avec cette opportunité de recevoir l’Exécutif Provincial, je me permets de parler de nos priorités pour le développement de la province.

 

Ces vœux, Excellence Monsieur le Gouverneur, s’appuient sur une double conviction.

 

La première, c’est l’investissement dans les secteurs agricole, industriel et touristique dans notre Province afin de fournir de manière durable à nos populations, emplois, pouvoir d’achat et dignité. Et la seconde, c’est le développement de la sous-traitance dans le secteur privé.

 

Excellence,

 

  1. Dans ce premier levier sur lequel le Gouvernement pourrait développer une politique volontariste durable, je parlerai de l’agriculture.

 

La croissance agricole permet, dans tous les pays en développement, de réduire la pauvreté trois fois plus efficacement que la croissance des autres secteurs. L’amélioration de la productivité agricole est donc indispensable pour promouvoir une croissance inclusive et durable.

 

Le marché congolais croit rapidement sous l’effet conjugué de la croissance de la population, de l’urbanisation, des revenus et malheureusement, des mouvements de populations pour différentes causes.

 

Cette situation dope la demande intérieure qui est en général comblée par les importations, qui peuvent par l’effet des variations mondiales des cours, ou des spéculations opportunistes, avoir un impact très négatif sur la stabilité sociale de notre pays, ce dont nous devrions chercher à être épargnés.

 

Pour leurs parts, les opérateurs économiques se sont engagés à cultiver davantage afin de combler la demande assez grande.Depuis pratiquement un certain temps, les membres de la FEC augmentent sans cesse les superficies emblavées.

 

Je profite de l’occasion pour vous informer que les opérateurs privés se sont investis un peu plus que les années antérieures dans la culture du maïs afin d’anticiper sur les besoins de populations des deux ex-provinces du Kasaï qui n’ont pas pu cultiver suffisamment à cause du phénomène KAMWENA NSAPU.

 

Nous avons des sociétés qui ont investi dans des superficies variant entre 1000 et 6000ha de maïs.Une seconde catégorie qui varie entre 100 et 1000ha et la grande majorité entre 10 et 100ha.A côtés de ces sociétés, il faudrait saluer la grande masse de la population qui cultive entre 10 a et 10 ha.

 

Cette classe constitue le gros de la production attendue.

 

C’est donc la somme de toutes ces superficies qui feront de notre province, une province forte en agriculture.

 

Nous attendons un accroissement de la production du maïs à 25% par rapport à l’année dernière.

 

A ce sujet, nous demandons à l’Etat de laisser libre le cultivateur de vendre son maïs où il le voudra. Et aux organismes internationaux et humanitaires, de s’adresser d’abord au marché local avant d’importer pour les populations sinistrées des deux Kasaï.

 

Par ailleurs, si Bukanga Lonzo a bénéficié de beaucoup de subsides, il est de notre devoir de plaider pour nos agriculteurs afin qu’ils bénéficient également d’encadrement de l’Etat surtout en matière d’équipements agricoles et de fertilisants.

 

Mais comme nous l’avons averti l’an dernier lors de nos échanges de vœux, et le Gouvernement provincial avait mis du temps avant de répondre, il y a des problèmes qui en appellent aux pouvoirs publics. C’est le cas de la chenille légionnaire qui sévit ; elle a recommencé à sévir sur l’axe Pande –Mitwaba.

 

C’est un problème de sécurité alimentaire pour lequel vous demandons de pouvoir intervenir en mettant à disposition des bons produits pour lutter contre ce phénomène.

 

Excellence,

 

Lors de la 1ère foire agricole organisée en avril dernier, beaucoup de séances d’informations ont été organisées à ce sujet et les moyens de lutte contre cette chenille, évoquées.

 

Lors de cette foire, vous avez remarqué le nouveau dynamisme de notre agriculture.

 

En investissant un peu de moyens dans nos membres et avec l’encadrement de l’Université de Lubumbashi, que nous saluons, des solutions peuvent être trouvées à court, moyen et long terme.

 

Honorables, Excellences,

 

Mesdames et Messieurs

 

Distingués invités,

 

Chers Membres,

 

 

A côté de ces problèmes, les agriculteurs doivent accéder facilement aux fertilisants et à des couts moindres, dans la mesure où les fertilisants constituent pour plus de 70% des couts de production.

 

C’est pourquoi, nous appelons de toutes nos forces à l’installation d’une usine sur place de production d’engrais.

 

Corollairement, certains de nos membres ont développédes très bonnes semences produites localement qui peuvent soulager beaucoup de petits exploitants. Ces semences sont à notre disposition.

 

Mesdames et Messieurs

 

Distingués invités,

 

Chers Membres,

 

Dans le demain de l’emploi, je me permets également de rappeler que sur les 5 prochaines années, ce sont près de 5000 mille jeunes en plus qui arriveront au Katangasur le marché du travail, déversés par l’UNILU uniquement; (et un peu plus de 25 mille lorsqu’on considère le développement des institutions de formation) ; des jeunes à qui il faudra bien trouver un emploi pour leur permettre d’avoir une vie décente.

 

J’en appelle donc à une véritable prise de conscience, à un engagement de l’ensemble de l’appareil de l’Etat, des acteurs économiques et de nos partenaires étrangers pour faire de l’Agriculture la priorité de notre développement.

 

Bien sur la FEC a déjà fait état des nombreuses contraintes qui pèsent sur ce secteur comme la multiplicité, la redondance et la hauteur élevée des impôts, droits, taxes et redevances exigées aux exploitants agricoles et agro-pastoraux;

 

Mais au-delà de mesures précises, le secteur agricole a besoin d’une action politique forte et volontariste, une vision claire, inscrite dans la durée et à la hauteur des enjeux, c’est pourquoi, Excellence Monsieur le Gouverneur, nous souhaiterions l’organisation d’Etats généraux de l’agriculture en province, et ce notamment lors de la seconde édition de notre Foire Agropastorale au mois d’avril prochain.

 

Abordant mon deuxième point sur le secteur industriel, il y a lieu de rappeler que des problèmes récurrents ne parviennent pas à trouver des solutions sérieuses et durables, c’est le cas de :

 

  • La concurrence déloyale que les industriels subissent du fait de l’entrée des marchandises similaires en fraude et en contre bande à la frontière de Kasumbalesa. L’usine qui produisait du savon Omo a du fermé ses portes, des brasseries ont fermé des usines et des chaines de production, à cause entre autre de ce phénomène.

 

Conséquence, des emplois en moins, des impôts pour l’Etat et la Province en moins.

 

  • L’accord commercial bilatéral de franchise douanière d’un certain nombre des produits entre la RDC et la Zambie qui a proposé entre autre les produits suivants, à l'import et sans droit de douane :le maïs grain, la farine de maïs, les productions avicole, porcine, caprine, bovine.

 

Avec un tel accord, toute la filière agropastorale déjà en souffrance risque simplement d‘être étouffée, si pas disparaître.

 

En plus, l’industrie locale, qu’elle soit de transformation ou alimentaire, elledépend totalement de l’extérieur par rapport aux intrants. A ce handicap s’ajoute l’insuffisance dans la fourniture de l’énergie électrique qui rend le coût de production très élevé par rapport aux autres producteurs de la sous-région ;

 

Sur cette question d’énergie, permettez-moi de vous dire, Excellence, que les entreprises minières de votre Province ont été épingléespar la DGDA qui les incriminait d’avoir importé frauduleusement de l’énergie électrique sans déclaration. Et c’est plus d’un milliard de dollars qui leur sont réclamés indumentdont 100 millions pour l’Etat et plus de 900 millions pour les agents de la DGDA/Kinshasa.

 

Et pourtant c’est la SNEL seul qui importe le courant et la distribue.

 

Ce genre d’impositions pèsent beaucoup sur les sociétés de votre ressort et il faudrait mettre fin à cela.

 

 

 

 

Honorables, Excellences,

 

Mesdames et Messieurs

 

Distingués invités,

 

Chers Membres,

 

Concernant les usines de transformation du maïs, la Fédération des Entreprises du Congo avait identifié 22 minoteries dans la Province, avec une capacité journalière totale de 3.125tonnes.

 

En ce moment d’autres sont en construction.

 

Plus de 80 % de ces minoteries sont en veilleuse par manque de d’énergie électrique. Le cas le plus emblématique c’est la Minoterie AFRICAN MILLING ; la plus grande minoterie d’Afrique Centrale avec une capacité de production de 330t/jour, mais qui croupit faute d’énergie, alors qu’elle devrait booster la production du maïs et de la farine dans la province.

 

Abordant enfin le secteur commerce, la FEC s’est toujours déployée pour solliciter la protection desentreprises commerciales formelles et de l’industrie locale.

 

Mais l’institution de contrat-programme pour toute importation de sucre, des barres de fer et du ciment gris a rendu les importations difficiles l’année écoulée, au point que l’incompréhension qu’a suscité les décisions congolaises a occasionné la suspension de transit des marchandises vers la RDC.

 

Grâce au travail de la FEC et à l’appui de l’Exécutif Provincial, cette mesure a été levée en aout dernier.

 

Excellence,

Dans la Province, deux industriesseulement fabriquent des barres de fer. Mais ces deux unités de production sont souvent confrontées à la rupturede stock de matières premières, alors que la mitraille est suffisamment abondante et même exportée. C’est cette exportation que l’on devrait conditionner.

 

 

Concernant le sucre et le ciment, aucune usine n’en fabrique pour justifier l’obtention des contrats-programmes sur ces produits ; une obtention beaucoup plus spéculative au point de favoriser des importations irrégulières au détriment des opérateurs économiques formels et des droits de l’Etat.

 

Honorables, Excellences,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités,

 

  1. Le deuxième levier sur lequel le Gouvernement pourrait développer une politique volontariste durable est le secteur de la sous-traitance.

 

Il y a de sérieuses préoccupations quant aux revenus générés par la sous-traitance minières particulièrement dans la mesure où les ressources minières ne sont pas renouvelables par essence.

 

Une situation qui a nécessité de notre part des réflexions autour de quatre tables-rondes ayant conduit aujourd’hui à un cadre légal et juridique qui devra promouvoir la sous-traitance local.

 

La valorisation de la sous-traitance des industries extractives particulièrement et de marché publicen général est une source importante d’opportunités et d’entrepreneuriat.

 

En effet, soutenir la PME congolaise passe non seulement par l’octroi par le secteur privé des marchés aux entreprises locales, mais aussi que le Gouvernement provincial qui a reçu et continue à recevoir les services et bien des PME congolaise s’acquitte de ses obligations en payant les dettes.

 

 

Honorables, Excellences,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités,

 

Je me suis concentré sur l’agriculture et la sous-traitance, car à mon sens, ce sont les deux politiques sectorielles les plus importantes pour bâtir durablement une Nation prospère.

Je ne méconnais pas les enjeux liés au développement du secteur des infrastructures, au développement énergétique, à la nécessité d’avoir un secteur commercial compétitif, des infrastructures routières fonctionnelle, de stimulation d’un environnement favorable à la création de TPE-PME dont l’impact dans la création d’emplois est extrêmement important.

 

Je pense que tous les secteurs précités sont des éléments complémentaires de deux politiques sectorielles que j’ai longuement évoquées et qui auront un effet de structuration et d’entrainement sur les autres secteurs.

 

Honorables, Excellences,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités,

 

Avec ces deux priorités, le souhait du secteur privé est d’avoir une administration provincialeefficace, sur laquelle le secteur privé devrait pouvoir s’appuyer dans le cadre d’un partenariat durable, constructif et sincère.

 

De même il importe d’obtenir l’application impartiale, prévisible, non orientée et efficace de nos législations, et des législations fiscales en particulier.

 

En effet, en matière de prévisibilité, les opérateurs économiques constatent fort malheureusement que des interprétations sont élargies par les administrations fiscales généralement en provenance de Kinshasa à des matières autres que celles traditionnellement et légalement reconnues et ceci crée des contentieux, des double voire triple imposition de certains droits et taxes.

 

La fiscalité, via la maximisation des recettes ou la soi-disant fraude, ne peut pas être la seule boussole, ni la variable d’ajustement permanente.

 

Vous l’aurez compris, nous, secteur privé, appelons d’abord à une administrationfiscale locale forte qui peut défendre les opérateurs locaux contre les débordements de certaines administrations venant de Kinshasa.

 

A titre d’exemple :

  • Les Inspecteurs des finances qui relèvent de la Présidence de la République et sévissent dans nos entreprises privées au lieu de contrôler les institutions étatiques
  • Les opérateurs économiques locaux sont à tort qualifiées de fraudeurs pour justifier des razzias financières qu’effectuent certains agents de la DGDA et de la DGRAD en provenances de Kinshasa.
  • La multiplicité de contrôles de tout genre et de convocations.
  • L’arrestation des opérateurs économiques pour fraude, sans que les initiateurs de la fraude dans les services publics ne soient interpellés ; on préfère arrêté l’opérateur économique et laisser l’agent de l’Etat tranquille, ce dernier va surement répéter les mêmes actes.

Le cas du contentieux des produits pétroliers est une éloquence.

 

 

Du point de vue local ;

 

Pour mettre fin à cette situation on ne peut plus déplorable, la FEC suggère la mise en place d’un cadre de concertation, à tout le moins sa réactivation, afin d’y tenir des concertations avec les différents services provinciaux et examiner froidement les textes légaux et règlementaires qui se chevauchent et proposer à votre autorité l'acte à poser ou la voie à suivre.

 

Dans l’entretemps, la FEC souhaite qu’il soit mis fin :

  • au conflit de perception des taxes sur les matières non biodégradables appliqués à certains produits non concernés ; c’est le cas des réclamations qui se font sur des emballages des produits importés.
  • aux réclamations des vignettes pour les remorques dans le secteur de transport, alors que cette taxe ne concerne que les véhicules automoteurs ;
  • à la réclamation de l’autorisation de transport réclamées véhicules mis à disposition par l’entreprise à son personnel ; un haut cadre de direction d’une entreprise minière en a fait les frais
  • au monopole d’escorte pour les véhiculesABNORMAL,
  • aux actions irrégulières de la CNPR sur les voies publiques etc.

 

Sur ce dernier point, Excellence, dans votre communication de lundi dernier, vous nous avez rassurés des actions menées contre les agissements de cette structure sur les artères de la Villes et votre décision de ne plus la voir exercer.

 

Nous souhaitons que cette décision s’applique aussi sur le monopole d’escorte institué pour les gros véhicules transportant les engins, les explosifs, les acides et produits inflammables.

 

Je soulignerai en passant que la CNPR peut réclamer un montant de 300$ pour un véhicule qui fait un accident, à verser dans sa caisse.

 

Vous comprendrez que la CNPR n’est pas à son premier coup. Elle a toujours été à la base de beaucoup de conflits à cause particulièrement de sa nature irrégulière et de taxes et redevances créées illégalement et lui attribuées.  Elle a toujours affiché les velléités de supplanter les services traditionnels de transport et de la Police de circulation routière surtout dans le contrôle des véhicules et la perception des droits et taxes en cas de contraventions routières ; des droits qui sont encadrés par la DGRAD.

 

La FEC se joindra à votre autorité pour combattre l’illégalité des taxes et droits perçus par cette structure et souhaite que des actions coercitives soient prises, notamment la publication d’un communiqué dans le sens des actions par vous menées.

 

S’agissant de de la fluidité du trafic à Kasumbalesa

 

La FEC a constaté avec inquiétude que depuis l’application des mesures prises par le gouvernement Central sur l’installation de SEGUCE, la sortie des marchandises constitue un casse-tête pour les opérateurs économiques, ce qui a occasionné la congestion du trafic routier à la frontière de Kasumbalesa/Wisky.

 

A cette difficulté s’est ajoutéel’obligation de payer en plus 40 dollars américains au moment où l’opérateur paie les frais de 100$ au SEGUCEet par déclaration.

 

Ainsi, un transporteur qui a en moyenne une dizaine de déclaration de ses marchandises sur un même camion se retrouve obligé àdébourser un montant de 1.400$ par camion en moyenne.

Ces frais constituent un surcout à l’instar d’autres frais supplémentaires pour lesquels les importateurs, les commissionnaires en Douane ainsi que les transporteurs supportent à chaque fois que les camions trainent dans les entrepôts de Wisky ou quand les chauffeurs sont bloqués au niveau de KBP. Ce qui n’est pas sans conséquence.

Par ailleurs, il y a lieu de d’épingler le retard constaté dans l’établissement du Bulletin des Frais Uniques (BFU). Ces BFU ne sont autorisés que par les gestionnaires du SEGUCE basés à Kinshasa ou d’ailleurs ne dehors du pays. Sans ce document, aucun camion ne peut sortir des entrepôts.

C’est pourquoi la FEC a, dans un tableau, évoqué ces problèmes en y proposant des pistes de solutions.

Frais

Taux appliqués à ce jour

Proposition de solutions

observations

1

KBP

200$

100$ : dont 50$ pour la province

infrastructures déjà amorties et repayées

2

ASSURANCE

250$

Ok

 

3

TRANSCOM

25$

10$ selon l’arrêté

 

4

HYGIENE

50$

ok

 

5

CARTE D’ENTREE DGDA

45$

15$ : taux appliqué jusqu’il y a trois mois

 

6

VISA

50$

 

 

7

SEGUCE

140$/

déclaration

100$/camion

Le camion ex-Tanzanie peut avoir plusieurs déclarations +/- 10

8

WISKY

25$

10$

Infrastructures déjà amorties et repayées

9

KISANGA

15$

Suppression

Infrastructures déjà amorties et repayées

10

PEAGE

900$

Révision à la baisse

Voir recommandations SADC et lettre du Ministre TRANSCOM

11

PONT LUALABA

100$

Suppression

Double emploi avec péage et taxe voirie

 

TOTAL

1 800$

 

 

Avec ces propositions, la Province pourrait enregistrer une une plus grande rotation de camions et augmenter ainsi ses recettes sur les taxes qui lui reviennent.

Il faut évoquer par ailleurs le problème d’insécurité auquel sont confrontés les chauffeurs de camions étrangers, souvent agressés la nuit sur la file d’attente le long de la route par les badauds ainsi que le risque d’incendie.

Il vous souviendra qu’en 2014, une important incendie s’est déclaré dans les installations de WISKI, et jusqu’à nos jours nos membres continuent à attendre des indemnisations

Honorables, Excellences,

 

Mesdames et Messieurs

 

Distingués invités,

 

Chers Membres,

 

Dans le secteur des Hydrocarbures, les opérateurs distributeurs des produits pétroliers se sentent toujours victimes de discriminations qui est consécutive à la publication de la dernière structure des prix du 6 Juin 2017, qui, en fixant les prix des carburants terrestres dans la zone du Sud,n’avait pas pris en compte les réalités du secteur dans la Province, de sorte qu’à ce jour, cet arrêté ne répond plus aux réalités du moment.

 

L’application de cette structure décapitalise les entreprises du secteur et la corporation, pour faire face à cela, est contrainte de réduire sensiblement ses importations de l’ordre de 40 à 60%; ce qui risque d’entrainer une rupture imminente de stock en carburant terrestre.

 

Avec l’augmentation sensible du prix du baril de pétrole (70 $) sur le marché international, il est plus qu’urgent pour la Province, pour la population et pour les opérateurs d’obtenir une nouvelle structure des prix qui tienne compte de la réalité et dont le Comité ad hoc aura reçu les avisdes représentants de différentes zones géographiques. 

 

Excellences,

 

Toutes ces propositions ne peuvent produire des effets escomptés que dans un climat des affaires assaini.

 

Je tiens ici à saluer l’esprit des actions menées par l’ANAPI pour améliorer l’environnement des affaires. Bien plus à ce jour l’ANAPI s’attèle à organiser un plaidoyer auprès des autorités en vue de trouver des solutions appropriées aux problèmes qui menacent la survie des entreprises.

 

J’invite à cet effet les entreprises concernées à saisir notre administration pour se faire enregistrer.

 

Par ailleurs, la mise en place effective du Guichet unique de création d’entreprises est venu couronné un travail en amont soutenu par l’ANAPI.

 

Afin de mieux contribuer par nos propositions à l’amélioration de notre environnement des affaires, la FEC attend la mise en place de la cellule provinciale sur l’amélioration du climat des affaires ; une cellule pilotée au Ministère Provincial du Budget.

 

Honorables, Excellences,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités,

 

 

Si nous avons tenu à vous présenter aujourd’hui nos priorités de développement économique, c’est parce que nous pensons que nous devons ensemble, Excellence Monsieur le Gouverneur, dès maintenant, nous mettre au travail pour la transformation de notre province.

 

Honorables, Excellences,

 

Distingués invités,

 

Je termine par les activités de la Fédération.

 

Les organes de notre Fédération ont tenu leurs activités normalement conformément aux prescrits de nos statuts.

 

L’année 2017 a été une année électorale à la Fédération et a vu le renouvellement du mandat du Conseil Provincial que j’ai l’honneur de diriger. Beaucoup d’autres membres qui ont toujours manifesté l’amour de servir la communauté des affaires ont également vu leur mandat se renouveler.

 

Ainsi, l’Assemblée Provinciale des membres, le Conseil Provincial, les Comités Urbains et de districts se sont régulièrement tenus pour analyser, formuler des recommandations et directives pour la défense et la promotion de nos membres.

 

Je félicite nos comités professionnels qui ont largement contribué à alimenter le Conseil Provincial afin de lui permettre de mieux gérer les problèmes des membres.

 

A cette occasion, je tiens à remercier tous les collègues élus des organes de notre Fédération à tous les niveaux pour leurs contributions intellectuelles, physiques, financières et leur abnégation afin de permettre à la Fédération d’atteindre ses objectifs.

 

D’importantes activités de promotion de nos entreprises et de notre province sont prévues cette année ; des activités pour lesquelles nous souhaitons voir l’autorité provinciale appuyer leur organisation. C’est notamment la Foire agro-pastorale qui se tiendra en avril prochain, Katanga Business Meeting (KBM), un salon de l’entreprise avec une vitrine internationale, qui se tiendra en Mai prochain, le Salon de la Formation et de l’Emploi en novembre, un forum sur l’énergie et un salon du Tourisme pour ne citer que ça.

 

Des Rendez-Vous que nous vous prions de noter dans vos agendas.

 

Concernant spécialement le tourisme, nous remarquons que les efforts ont été fournis tant par la Province que par les opérateurs privés pour aménager des sites touristiques dans la Province. Cet élan doit se poursuivre et être soutenu notamment par des mesures d’allègement d’octroi des visas et d’embellissement continuel de notre aéroport.

 

De sorte que les étrangers qui viennent même pour des raisons professionnelles, aient en ce serait que 48 H pour visiter notre provicne et faire avancer le tourisme.

 

Honorable Président de l’Assemblée Provinciale,

 

Excellence Monsieur le Gouverneur de Province,

 

Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement Provincial

 

Monsieur le Premier Président de la Cour d’Appel

 

Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel,

 

Monsieur le Maire de la Ville de Lubumbashi,

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil Provincial de la FEC, 

 

 

Chers Membres de la FEC,

 

Distingués Invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Comme mot de la fin, je voudrais féliciter et remercier tous nos membres pour leur fidélité à la FEC. Plus que par le passé, nous réitérons notre engagement à mieux les défendre et les représenter à tous les niveaux.

 

J’invite par ailleurs les membres de la Fédération à se conformer aux lois et règlements de notre pays en privilégiant l’intérêt général et le bien commun.

 

Que soit aussi félicité le personnel de la Fédération pour son dévouement et la qualité des services rendus aux membres dans des conditions parfois difficiles.

 

Nous l’exhortons à persévérer et lui recommandons d’améliorer davantage sa performance, son professionnalisme et l’image de notre Fédération.

 

Bonne et heureuse année 2018 à vous tous, en espérant que cette nouvelle année sera plus porteuse pour l’économie de notre province.

 

Je vous remercie pour votre attention.

 

ERIC MONGA MUMBA

Président Provincial

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